Analyse marché
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Avec des marchés ayant anticipé une Fed plus offensive, les taux d’intérêt ont augmenté et le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans a franchi 2,4 % pour la première fois depuis le mois de mars. Compte tenu de l’impact négatif d’une hausse des taux d'intérêt sur les obligations, le mois s’est clôturé sur un rendement positif globalement identique au coupon au sein du high yield américain, mais sur une légère perte en capital.
 
Au niveau des performances des différentes classes d'actifs, et en conséquence de ce changement d’environnement, les obligations investment grade et high yield ont fait jeu égal tandis que les loans, aidés par leurs taux variables, ont surperformé en prévision de la hausse des taux d'intérêt. D’un point de vue technique, les nouvelles émissions se sont révélées raisonnables et justement valorisées à en juger par leurs prix après l’émission.
 
Une grande partie du produit des nouvelles émissions continue d’être utilisée à des fins de refinancement, ce qui limite l’augmentation de la taille du marché high yield. Toutefois, l’encours est resté stable en octobre dans la mesure où moins d’entreprises ont quitté l’univers high yield pour l’univers investment grade. Le mois d’octobre a également été le témoin du coup d’envoi de la saison de publication des résultats au 3ème trimestre. Les résultats ont jusqu’à présent été en grande partie satisfaisants et n’ont pas révélé de surprises positives ou négatives majeures. 

 

Europe :

C’est principalement la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) qui a prédominé sur les marchés européens en octobre dans la mesure où les marchés s’attendaient à ce que Mario Draghi fasse le point sur la future réduction progressive du quantitative easing en 2018. C’est précisément ce qui s’est passé. Mario Draghi a ainsi annoncé que la BCE allait poursuivre ses achats d'actifs au moins jusqu’en septembre 2018 et réduire de moitié ses achats mensuels d’obligations de 60 à 30 milliards d’euros.

Toutefois, on estime à près de 15 milliards d’euros par mois le montant des obligations arrivant à échéance et détenues par la BCE qu’il faudra réinvestir. Ainsi, les achats mensuels vont de fait demeurer de 45 milliards d’euros durant les 11 prochains mois, à l’issue desquels ils diminueront à nouveau.

De plus, la BCE a réaffirmé que le taux de rémunération des dépôts à court terme allait rester à son niveau actuel de -40 pb jusqu’à ce que le tapering soit achevé. Le marché a progressé à l’annonce de la nouvelle, ainsi qu’à la publication de chiffres d’inflation plus faibles que prévu. En octobre, l’actualité a également été dominée par la tentative de sécession de l’Espagne du parti dirigeant de la Catalogne.

Néanmoins, le manque de soutien en faveur de l’indépendance parmi les Catalans s’est traduit par la dissolution par Madrid du Parlement catalan actuel et la tenue de nouvelles élections à la fin de l’année. Selon les prévisions, le parti pro-indépendance devrait perdre sa majorité. Le chef du parti pro-indépendance a quant à lui quitté le pays. Il est accusé de sédition et ne devrait pas revenir en Espagne. Les marchés sont globalement restés indifférents à ce spectacle politique.   

Marchés émergents :

Octobre s’est révélé être un nouveau mois positif pour les obligations d'entreprises des marchés émergents. Les spreads ont continué de légèrement se resserrer grâce à un environnement d’appétit pour le risque et à des perspectives de croissance mondiale positives. Les obligations à rendement plus élevés, ainsi que les obligations  moins sensibles aux bons du Trésor américains ont été les plus performants, tandis que les obligations investment grade ont sous-performé.

Au niveau sectoriel, les émissions liées à l’énergie et aux matières premières, notamment en Amérique latine et en Afrique, ont bénéficié de la hausse des prix du pétrole et des métaux. Le prix du pétrole brut (Brent) s'est hissé à 60 dollars le baril en fin de mois, soutenu par une forte demande et les propos du consortium dirigé par l’OPEP selon lesquels les baisses de production allaient être prolongées au-delà de mars 2018.

Sur le plan géographique, le début du mois a été dominé par le 19ème Congrès du Parti communiste chinois qui a réélu à sa tête le Président Xi Jinping pour un nouveau mandat de cinq ans, un gage de stabilité pour les marchés. Les entreprises argentines ont progressé à la faveur du regain de confiance suscité par l’annonce par Mauricio Macri d’un début de baisses d’impôt tant espérées et favorables aux marchés, tandis que Standard & Poor’s a relevé d’un cran la notation souveraine du pays.

Au Venezuela, les craintes d’un défaut de Petróleos de Venezuela (PDVSA) se sont atténuées face à la détermination du gouvernement à honorer ses obligations vis-à-vis de sa dette et aux indications du FMI selon lesquelles il pourrait injecter des capitaux qui font cruellement défaut afin de renflouer un pays souffrant de récession économique et de corruption politique sous le régime autocratique de Nicolas Maduro.

L’Afrique du Sud a quant à elle sous-performé sous l’effet de ses problèmes économiques persistants suite au limogeage en mars du ministre des Finances, Pravin Gordhan. Le gouvernement a abaissé ses prévisions de croissance, ce qui a suscité la crainte de voir le pays être victime de nouvelles dégradations de sa note souveraine.

Les obligations d’entreprises turques ont également été à la peine, l’UE ayant continué d’émettre des doutes concernant l’adhésion du pays à l’UE.    

Source: BONDWorld.fr
AdvisorWorld.fr

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